CLOUDS COLLIDE – Until the Wind Stops Blowing​.​.​.

CCComme souvent lorsque je jette un œil sur ma playlist, je ne sais plus où j’ai pu récupérer tel ou tel album, et surtout, où en ai-je entendu parler la première fois? Pour Clouds Collide, sans doute en faisant des recherches sur des groupes de blackgaze. L’album étant téléchargeable gratuitement, je me suis empressé de me le procurer. D’abord autoproduit puis signé sur Khrysanthoney (un des labels les plus intéressants du moment), ce Until The Wind Stops Blowing est un premier album (je pense?) très réussi. Le concept de cet album est très éloigné des poncifs du genre. Même si de façon générale le blackgaze veut récupérer des thèmes plus “contemplatifs” (les odes à l’océan de Velvet Cacoon, les envolées méditatives d’Alcest…), Chris Pandolfo (seul maître à bord de Clouds Collide) dédie un album aux souvenirs de sa mère décédée. Rien de très Sataniste donc. L’hiver est très présent sur ce disque, l’auteur précisant dans la page Bandcamp “Until the Wind Stops Blowing… is inspired by memories birthed by her presence in my life before and after her death and the influence and effect Winter has on my nostalgia.” Et dès les premières notes de As if a Dead Leaf c’est effectivement une sensation de froid hivernal qui nous envahit. Quand le vent laisse place à la musique, ce qui est frappant, c’est que malgré le blast beat, la mélodie accompagnant le rythme a quelque chose de “positif”. Il est clair que nous sommes ici dans une musique de “ressenti”. Epoch Of Ice nous donne même des frissons, comme si nous étions engloutis dans cette vague de froid nostalgique. L’album se clôt en douceur avec une mise en musique du poème de Verlaine, “Chanson d’automne”. Les dernières secondes de l’album sont emportées par le vent qui emmène avec lui le souvenir de cette mère aimée et disparue. Le reproche que l’on peut faire à cet album est ce côté amateur qui fait que la production est rudimentaire, ce qui donne parfois à certains morceaux (surtout au niveau des passages saturés utilisant beaucoup de reverb – comme souvent dans ce genre) un côté un peu confus. Un album à découvrir, pas forcément facile d’accès pour ceux qui ne sont pas habitués au “blackgaze”. Peut-être pas l’album pour découvrir le genre, mais sûrement un album à avoir pour qui apprécie ces moments de mélancolie et de tristesse.

Auto-édition, 2013. Gratuit sur Bandcamp

One thought on “CLOUDS COLLIDE – Until the Wind Stops Blowing​.​.​.

  1. Je suis tombé complètement par hasard sur ce disque, et franchement j’ai adoré! J’aimais bien cette scène dérivée du Shoegaze, et je n’ai pas été déçu.

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