LE BLACKGAZE

reseaux-sociaux-depressionSûrement déçus de faire appel à Satan sans que celui ne daigne lever une oreille (pointue) attentive à toutes odes pourtant bien malfaisantes, les black-metalleux ont eu un jour l’idée d’exprimer leur profonde tristesse en enlevant tout le côté Luciferien de cette musique pour n’en garder que les mélodies tristes et lancinantes, exprimant cette nostalgie désespérée via l’agressivité mais aussi une certaine douceur mélancolique.
Mélangeant soundscapes, mélodies mineures harmoniques, blasts et cris à la limite de la plainte, le blackgaze est l’expression d’un romantisme noir, tel qu’on devait se l’imaginer au XIXème siècle.
Initié par Velvet Cacoon (ce n’est que mon avis, si vous pensez connaître d’autres précurseurs du genre, faites le moi savoir via Twitter), je ne sais pas quel public vise le blackgaze. Mais puisque j’ai accroché à ce genre (cf mes chroniques de Sleeping Peonies, Clouds Collide, Velvet Cacoon), il n’est pas exclu que vous y trouviez aussi votre intérêt.

Le terme vient du Shoegaze, un style de pop pour adolescent boutonneux lisant du Baudelaire en écrivant des poèmes en hommage à la superbe fille qui est devant lui en cours de bio. Le shoegaze signifie qu’on se regarde les chaussures – en pleine contrition donc – et le blackgaze signifie qu’on regarde les ténèbres (Nietzschéen, n’est ce pas?)

Attention, si je ne parle pas d’Alcest, ce n’est pas une erreur, juste une horreur 🙂

Comme vous le savez, j’aime errer sur bandcamp, et voilà queques pépites blackgaze que j’ai trouvées.. à noter que le groupe Polonais Miasme a été une vraie claque. Dans ce (petit) marasme de groupes qui semblent tous avoir le même son, Miasme s’est directement détachée par son originalité. Quant à Necktarium, c’est un groupe Pakistanais, signé sur Khrysanthoney (mais depuis le décès de Wilhelm, le label est au ralenti, même si sa femme semble en avoir repris les rênes)

Bien à vous!


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