PAUL CHAIN – OPERA DECIMA (THE WORLD OF THE END)

Soyons clair : je n’ai jamais écouté cet album en entier. 3 vinyles ayant chacun une durée interminable, je n’ai jamais osé. Autant VIOLET ART OF IMPROVISATION passe très bien d’un bout à l’autre, autant cet Opera Decima  est indigeste. Attention, je n’ai pas dit qu’il était dénué de tout intérêt. Bien au contraire, on pousse un peu plus loin le concept expérimental, au risque des fois de créer un foutoir musical psychédélique. Oeuvre difficile à trouver, Opera Decima est aussi une oeuvre difficile à écouter. Collage d’effets, d’instruments divers sur une base d’orgue déjà dure à l’oreille, tout cela relève presque d’une expérience mystique. Mais n’est-ce pas là ce à quoi nous a habitué Paul Chain? On pourra reprocher certains morceaux qui paraissent avoir été créé à la va-vite, voir un certain manque d’originalité par rapport à Violet Art…, mais curieusement, on retrouve tout ce qui fait le charme de la musique de Paul Chain – son non-chant si particulier, sa production à la limite de la demo – et on se laisse malgré tout emporter par ces délires apocalyptiques.

Je tiens toutefois à dire que l’album n’est pas un indispensable de Paul Chain, mais l’objet en soi est assez superbe et est évidemment une perle pour tout collectionneur. Curieusement, cet album est plus facile à dénicher que Violet Art…. Et non, je ne vends pas le mien, merci 🙂

Minotauro, Italy, 1989, 3 × Vinyl, LP 

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