NJIQAHDDA – THE PATH OF LIBERATION FROM BIRTH AND DEATH

J’ai beau l’avoir dit plusieurs fois dans ce blog, et je m’en excuse de vous le seriner une nouvelle fois, mais il est des groupes dont il est difficile de faire une chronique sans aller au delà de la musique elle-même. Njiqahdda est de ceux là. Cet album est sans doute encore plus particulier que leurs autres. Pourquoi? Pour plusieurs raisons qu’il va falloir étudier en détails. Vous aurez compris que ce sera la chronique la plus longue de ce blog!

Un album de Njiqahdda s’apprécie en deux fois. Une fois à la simple écoute, et une autre fois à la lecture métaphorique et conceptuelle de ce dernier.

Il faut d’abord dire que Njiqahdda a toujours été adepte d’un certain hermétisme philosophique, j’en veux pour preuve leurs titres curieux, symboles d’une langue qu’ils ont eux-même inventé et que l’on retrouve sur la plupart de leurs premières oeuvres (Mal Esk Varii Aan, Arrtu Mortaa, etc..). Cela a son importance car il faut considérer qu’avec The Path Of Liberation…, Njiqahhda nous ouvre un peu son univers, grâce entre autre, aux paroles en anglais qui nous sont livrées avec l’album. Et l’on comprend mieux les inspirations méditatives qui sont les leur.

J’ai lu, ça et là sur le net, que les gens comparaient volontiers la philosophie de Njiqahhda avec celle de Wolves In The Throne Room. Pourquoi? Il y a certaines similitudes, dans le côté environnemental de leur imagerie. Mais autant WITTR est un groupe engagé physiquement, autant Njiqahdda est un groupe engagé méta-physiquement. Et pour s’en convaincre, il suffit de lire ces quelques lignes extraites du morceau Transcendental knowledge Upon the Battlefield :

We return from the Flame, hardened but aware, tired but alive{{1}}

J’arrête ici cette analyse sur les concepts inhérents au groupe pour me recentrer sur leur musique. {{2}}

L’album s’ouvre sur une introduction délicate pour de suite laisser place à une claque technique et agressive qui épate l’oreille dès les premières secondes d’écoute. Pas de doute, Njiqahdda nous offre un grand moment de Technical Black-Metal si l’on devait déterminer le genre de l’album! Des riffs complexes, une partie rythmique époustouflante, il est toujours plaisant de savoir que l’on va aimer un album dès son premier morceau. Pourtant (avis très personnel) mon morceau préféré reste l’épique Universal Form Replaced with Despondent Chaos, une épopée à la limite du Post-Rock, un peu si Godspeed You Black Emperor! se mettait aux sonorités metal. Ce qui est terrible, c’est que les autres morceaux composant le deuxième disque sont tout aussi beaux, bons, et aboutis. De la pochette jusqu’aux paroles, Njiqahdda nous offre un véritable bijou. Sûrement leur chef d’oeuvre, et sûrement un des meilleurs albums metal de ma collection.

En conclusion, The Path Of Liberation… est un album impressionnant, technique, qui transcende le genre Black et qui nous montre que l’USBM  – dénigré aux débuts du genre dans les années 90 – a encore de beaux jours devant lui. Il ne faut pas oublier non plus qu’ici, le propos est aussi important que la musique. Cet album représente aussi une partie de ce que la vie est, d’un cycle menant de la vie à la mort et qui n’este en réalité qu’un éternel recommencement….un sablier dans un Ourobouros……

Ivory Antler, US, 2012, 2×12″, 300 copies

[[1]]Nous revenons des flammes, éprouvés mais conscients, épuisés mais vivants[[1]]

[[2]]Si vous désirez aller plus loin dans l’étude des théories de Njiqahhda, je vous rappelle que les membres du groupes éditent des livres que vous pouvez vous procurer auprès de EEE Recordings[[2]]

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